Actualités régionales

DAPP:Kesako?
17/09/2021

DAPP:Kesako?

Actualités Que vous soyez adepte ou non, les insectes et les produits dérivés d’insectes sont désormais autorisés dans l’alimentation humaine depuis le 1 er janvier 2018 ! Et oui, notre alimentation risque fortement d’évoluer avec des insectes au menu. Des insectes qui sont source de protéines de haute qualité, de matières grasses, de fibres et d’oligo-éléments et dont l’élevage pollue moins que celui de nos vaches. Il en faut pour tous les goûts… Les insectes dans votre assiette, ça vous dit ?   DAPP ? Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Dans le jargon vétérinaire, cela veut dire Dermatite allergique aux Piqures de Puces, c’est-à-dire qu’un animal développe une réaction allergique à la moindre piqure de puce.  Les puces Les puces sont de minuscules insectes qui se nourrissent du sang des animaux. Celles qui infestent nos chiens et nos chats sont Ctenocephalides felis. Sauf pression d’infestation très forte, ce ne sont pas les mêmes qui nous piquent, nous, les humains ! Les puces vivent sur l’animal, ce qui provoque des démangeaisons. Lorsqu’elles piquent, elles injectent leur salive auparavant pour fluidifier le sang. Elles pondent ensuite plusieurs centaines d’œufs par jour qui tombent dans l’environnement de l’animal et notamment dans ses couchages, dans les tapis, les moquettes, les parquets, les plinthes… Ces œufs se transforment en larves puis en nymphes et peuvent ainsi rester plusieurs mois en latence si les conditions ne sont pas bonnes : température, obscurité, absence d’animaux… puis sauter sur leur proie par la suite. Par conséquent, l’infestation de la maison peut être très rapide… Et il ne faut pas négliger le traitement antiparasitaire de son animal et de la maison !   Et lors d’allergie ? Si un animal est allergique aux puces, c’est en fait à leur salive. En effet, celle-ci contient de nombreux allergènes qui provoquent alors une réaction vive d’hypersensibilité. Dans ce cas, une seule piqure de puces (et donc de contact avec la salive que la puce injecte) peut suffire à engendrer les symptômes).   Quels sont les symptômes ? En plus des démangeaisons engendrées par les déplacements des puces sur la peau, l’animal ressent de vives démangeaisons dues à la réaction allergique. Ils se grattent, leur peau est rouge et irritée. Et perdent leurs poils sur certaines zones. Des infections cutanées peuvent apparaître suite aux grattages intempestifs de l’animal. Les lésions sont souvent localisées au niveau des lombaires.     Quels traitements ? Lors de DAPP, il faut prendre en charge aussi bien la présence de puces que la réaction allergique elle-même et les éventuelles infections cutanées (pyodermites). Pour cela, une visite chez le vétérinaire est indispensable pour mettre en évidence le diagnostic précis et stopper la réaction allergique par la prise d’un traitement spécifique. Il vérifiera l’état de la peau, la présence ou non d’une pyodermite et pourra mettre en place un traitement par voie orale et/ou local adapté (antibiotiques, shampooings, crèmes…). Évidemment, il faudra aussi éliminer toutes les puces de l’animal, mais aussi de ses congénères et de son environnement. La prise en charge parasitaire devra donc être strictement respectée lors de la mise en évidence du diagnostic puis tout au long de la vie de l’animal.   Conclusion En effet, il est préférable de prévenir une DAPP que de devoir traiter un chien ou un chat souffrant de tellement de démangeaisons. Cela passe donc par la prévention de toute piqure de puce, bien sûr. Si votre animal souffre de DAPP, il est alors indispensable de le traiter régulièrement, généralement tous les mois en fonction du médicament utilisé, contre les puces et ce, même l’hiver !
L'uromastyx
11/09/2021

L'uromastyx

Taille adulte : 27 à 71 cm selon l'espèce Longévité : 10-12 ans   Température : Point chaud : 40°C le jour et 28°C la nuit Point froid : 22°C le jour et 20°C la nuit   Hygrométrie : environ 40%   Éclairage : UV B, 10-12 h/jour   Distribution géographique et habitat :   Les Uromastyx habitent, selon l'espèce, en Afrique, en Inde ou en Asie. L'aire de répartition de l'Uromastix est très étendue, du Sahara occidental jusqu'au nord-ouest de l’Inde, en passant par le nord de l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Irak, l’Iran, le sud de l’Afghanistan et le Pakistan. Ce lézard, très sédentaire, ne bouge que lorsqu'il y est obligé. Dans la nature, l'Uromastix possède un abri principal, d'où il sort pour s'alimenter ou relaxer sur une grosse roche, prenant un bain de soleil. Le terrier, fixe et individuel, des Uromastix est formé par une galerie creusée, sous une dalle de rocher, dans des éboulis pierreux. Cette galerie ne possède qu'une seule entrée, elle descend à environ 1 m de profondeur et peut atteindre plus de 2 m de longueur. La température au fond du terrier est très inférieure à celle de l'extérieur. Il est donc important de fournir une cachette au point froid en captivité.   Soins en captivité :   Un terrarium de 50 cm de côté est le minimum pour un couple d'Uromastix adulte. Il est important de ne pas faire cohabiter deux mâles ensemble, car les combats entre ceux-ci sont plutôt violents et se terminent souvent par la mort de l'un d'eux. La température doit être maintenue entre 32 et 40°C le jour et osciller aux alentours de 22°C durant la nuit. Le chauffage peut être obtenu grâce à des lampes infrarouges, céramiques, et à des tapis chauffants. On préfèrera les chauffages externes au terrarium plutôt que les pierres chauffantes pour les lézards désertiques, qui peuvent occasionner de graves brûlures en cas de surchauffe. Un néon à rayons UVB, situé à 30 cm du lézard, doit être allumée un minimum de 12 heures par jour et changé au minimum tous les 6 mois. La présence de deux cachettes au minimum, l'une au coin chaud et l'autre au coin frais, est indispensable. Omettre cet élément occasionne un stress important à l'animal. La taille des abris devra être adaptée à celle du lézard.   Alimentation :   Les jeunes sont plutôt omnivores, ils peuvent manger quelques grillons ainsi que des feuilles de pissenlit, Chicorée et même quelques fois des pommes, jusqu'à la taille d'environ 25 cm. Les adultes quant à eux, sont herbivores. En captivité, on fournit des légumes variés et riches en calcium : du chou, des épinards, des carottes, de la luzerne, des feuilles de pissenlits, du trèfle, etc. Ne pas oublier les suppléments vitaminiques et calciques une fois par semaine.   Reproduction :   La saison reproductrice commence au début du printemps. La femelle est ovipare et donne en moyenne une quinzaine d'oeufs. L'incubation dure environ trois mois, soit entre 75 et 90 jours.    Statut juridique :   Les Uromastix sont considérés comme relativement menacés dans leur habitat naturel. (Les nomades sahariens donnent les jeunes Uromastix comme jouets à leurs enfants; les adultes morts, séchés et rembourrés, sont vendus aux touristes) De ce fait, toutes les espèces d'Uromastix sont classées en Annexe II de la convention de Washington. Les individus prélevés directement dans la nature doivent donc être vendus avec un numéro de C.I.T.E.S. (Convention on International Trade in Endangered Species).   Classification :   Selon les dernières classifications effectuées par Wilms & Bohme en 2001, le genre Uromastix comprend maintenant 16 espèces et 9 sous-espèces.   Uromastyx acanthinura     Uromastyx acanthinura acanthinura (Bell, 1825)     Uromastyx acanthinura nigriventris (Hartert, 1913) Uromastyx très colorés avec différentes nuances de vert. Uromastyx aegyptia     Uromastyx aegyptia aegyptia (Forskall, 1775)     Uromastyx aegyptia microlepis (Blanford, 1874) Uromastyx alfredschmidti     Uromastyx alfredschmidti (Wilms & Bohme, 2000) Uromastyx asmussi     Uromastyx asmussi (Strauch, 1863) Uromastyx benti     Uromastyx benti (Anderson, 1894) Uromastyx dispar     Uromastyx dispar dispar (Heyden, 1827)     Uromastyx dispar flavifasciata (Mertens, 1962)     Uromastyx dispar maliensis (Joger & Lambert, 1996) Uromastyx geyri     Uromastyx geyri (Muller, 1922) Uromastyx hardwickii     Uromastyx hardwickii (Gray, 1827) Uromastyx leptieni     Uromastyx leptieni (Wilms & Bohme 2000) Uromastyx loricata     Uromastyx loricata (Blanford, 1874) Uromastyx macfadyeni     Uromastyx macfadyeni (Parker, 1932) Uromastyx occidentalis     Uromastyx occidentalis (Mateo & Bons, 1999) Uromastyx ocellata     Uromastyx ocellata (Wermuth, 1967) Uromastyx ornata     Uromastyx ornata ornata (Heyden, 1827)     Uromastyx ornata philibyi (Parker, 1938) Uromastyx très coloré avec des couleurs verte, bleue et jaune. Uromastyx princeps     Uromastyx princeps (O’Shauhnessy, 1880) Uromastyx thomasi     Uromastyx thomasi (Parker, 1930)    
Quiz: L'octodon
10/09/2021

Quiz: L'octodon

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Vendre un chiot ou un chaton. Réglementation
26/08/2021

Vendre un chiot ou un chaton. Réglementation

Que vous soyez éleveur amateur ou professionnel, la cession d’un chiot ou d’un chaton comporte un certain nombre d’obligations réglementaires.  Celles-ci sont régies par une ordonnance publiée dans le cadre de la loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt (Article 55-6 de la LOI n° 2014-1170 du 13 octobre,  JORF n°0238 du 14 octobre 2014 page 16601, précisée par l’Ordonnance n° 2015-1243 du 7 octobre 2015 relative au commerce et à la protection des animaux de compagnie) et applicable depuis le 1er janvier 2016. Le propos de cette ordonnance est de préciser le seuil de déclaration de l’activité d’élevage de chiens et de chats tout en préservant « l’activité des éleveurs professionnels comme non professionnels qui garantissent la pérennité des races et des espèces et contribuent au maintien de la filière nationale de génétique collective. »   Le seuil de déclaration commence au premier chiot ou chaton : L’objectif affiché est de dissuader les particuliers de faire porter leurs chiennes ou leurs chattes pour le plaisir, et ainsi tenter de contribuer à limiter le nombre d’abandons en limitant l’offre et en organisant la traçabilité de la filière. Selon cette réglementation, est considérée comme éleveur toute personne vendantau moins un chien ou chatissu d’une femelle reproductrice lui appartenant. Ainsi pour vendre un chiot ou un chaton, vous devez préalablement vous déclarer auprès de la chambre d’agriculture et obtenir un numéro SIREN. Vous pouvez obtenir cette immatriculation sur le site internet  http://www.sirene.fr/sirene/public/accueil , à la rubrique « Déclarer son entreprise », puis en suivant le lien vers le centre de formalités des entreprises (CFE) dont vous dépendez, ou plus directement, sur le site  http://www.chambres-agriculture.fr/accueil/  en recherchant votre région pour déclarer votre activité. Un formulaire peut être téléchargé et renvoyé par courrier. La demande est alors traitée par l’INSEE qui attribue le numéro de SIREN à neuf chiffres, le plus souvent sous 48 heures ouvrables. Quel que soit le nombre de chiots ou de chatons vendus, l’ensemble des revenus issus de la vente sont à déclarer au titre des bénéfices non commerciaux, et sont soumis à l’impôt sur le revenu.   Je souhaite passer une annonce, quelles sont les obligations ? Les mentions obligatoires pour la publication d’une annonce de vente de chiots et de chatons sont clairement établies, que ce soit par voie de presse ou sur internet. Vous devez faire figurer l’âge des petits, leur éventuelle inscription au livre des origines (LOF pour les chiens, LOOF pour les chats), leur numéro d’identification (ou celui de la mère), le nombre de petits dans la portée, et enfin le numéro de SIREN. Le non-respect de ces dispositions est passible d’une contravention pouvant aller jusqu’à 750 euros. En cas de fraude constatée sur le numéro de Siren, l’amende s’élève à 7500 euros. Une dérogation pour le cas des chatons LOOF et des chiots LOF : Les éleveurs amateurs dont les chiens et chats sont inscrits aux livres des origines (LOF ou LOOF), ne sont pas tenus de cette inscriptions’ils ne produisent pas plus d’une portée par an et par foyer fiscal. C’est alors le numéro de déclaration de portée qui permet d’assurer la traçabilité, l’origine du jeune pouvant être vérifiée dans les registres. Ce numéro est transmis à l’éleveur une fois les petits identifiés. Pour le LOOF, ce numéro est constitué ainsi : LOOF – n° de dossier – année de naissance – ordre d'inscription   Quelles sont mes obligations lors de la cession ? Au moment de la vente, les chiots et chatons doivent être âgés de plus de huit semaines et identifiés.  Ils doivent être munis d’un certificat vétérinaire attestant du bon état de santé du jeune lors de la cession, certificat qui peut être établi lors de l’identification. Pour éviter les achats impulsifs (l’ordonnance dit « compulsifs »), la cession ne peut se faire que dans un spécifiquement dédié, c’est-à-dire hors de tout lieu non consacré aux animaux de compagnie. Une attestation de cession doit être fournie. Au-delà, les caractéristiques et les besoins du jeune doivent être précisés.   Comment vendre un chien ou chat adulte ? Si vous souhaitez vendre votre chien ou chat adulte, et, quel qu’en soit la cause, si vous ne disposez pas d’un numéro de portée ou de SIREN, la vente est possible, mais vous ne pouvez alors diffuser aucune annonce le concernant.   Et si je souhaite faire plusieurs portées par an ? Au-delà de ces obligations, il est nécessaire de suivre une formation à l’élevage auprès d’un établissement agréé par le Ministère de l’Agriculture. Depuis le 1 er janvier 2016, il n’est plus nécessaire de demander un certificat de capacité en préfecture.  L’attestation obtenue après les formations « CCAD (Certificat de Capacité destiné à l’exercice des activités liées aux Animaux de compagnie d’espèce Domestiques) délivrée par la DRAAF (Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt) après évaluation individuelle est suffisante. Les anciens certificats restant valides.   Je souhaite donner un chiot ou un chaton, la réglementation est-elle la même ? La cession gratuite ne nécessite pas d’obtenir un numéro de SIREN. Pour autant les autres obligations doivent être respectées lors de la publication des annonces, la mention « gratuit » doit apparaitre clairement. Le certificat vétérinaire doit également obligatoirement être fourni à l’acquéreur, et là aussi seuls des chiots et chatons identifiés et âgés de plus de huit semaines peuvent être donnés.   La notion d’éleveur « particulier » s’est donc légalement effacée depuis le 1 er j anvier 2016, au profit de la notion d’éleveur amateur ou d’éleveur professionnel. L’objectif de la loi, outre la clarification du marché, vise à la fois à protéger les acheteurs et les vendeurs, mais aussi les chiots et les chatons, en garantissant l’origine des animaux et le sérieux des vendeurs.  Le législateur espère que cette réglementation permettra également de limiter les abandons et de limiter les trafics. Ainsi, dès le premier chiot ou chaton, toute personne vendant ou donnant le produit d’une chienne ou chatte lui appartenant est tenue de respecter des règles précises.
Le serpent des blés
20/08/2021

Le serpent des blés

Taille adulte  : 1,40 mètre   Longévité  :10-20 ans   Température :   - Point chaud :30°C le jour                           25°C la nuit   - Point froid :25°C le jour                          20°C la nuit   Hygrométrie  : environ 60%   Éclairage   : 12h/j, pas de nécessité d'UV B   Distribution géographique et habitat :   Cette couleuvre est originaire du sud-est des États-Unis : Floride, Louisiane, New Jersey, l'Illinois, le Colorado, Utah, jusqu'au Mexique. Elle vit aussi bien dans les forêts de pins, qu’au bord de certains cours d’eau, ou même dans les fermes.   Soins en captivité :   Un terrarium de 100cm/50cm/60cm de côté est le minimum pour un couple. La température doit être maintenue à 35°C le jour et osciller aux alentours de 22°C durant la nuit. Le chauffage peut être obtenu grâce à des lampes infrarouges, céramiques, et à des tapis chauffants, situés à l'extérieur du terrarium.   Deux cachettes, l'une située au point froid et l'autre au point chaud sont essentielles. Omettre cet élément occasionne un stress important à l'animal. La taille des abris devra être adaptée à celle du serpent. On veillera à ce que l'eau reste propre en la remplaçant quotidiennement ou même dès qu'elle est souillée. Pour les femelles, ajouter une boîte de ponte pourvu d'un substrat humide (vermiculite par exemple).   Alimentation :   Rongeurs de taille adaptée à celle du serpent (souriceaux de 1 jour chez les jeunes, souris chez les adultes). Les adultes seront nourris une fois par semaine environ. Idéalement, si le serpent les accepte, les proies doivent être données mortes pour éviter toute blessure. S'il refuse les proies mortes, mieux vaut l'habituer progressivement en commençant par donner des proies fraichement tuées (mouvements réflexes attirant le serpent). On peut réchauffer les proies décongelées pour stimuler l'appétit du serpent. Enfin on passera à des proies à température ambiante. Donner des proies vivantes peut occasionner des blessures graves, des infections de plaies et la mort du reptile. De plus, pour la proie, on peut considérer cette mort comme cruelle, car lente et très stressante.   Reproduction :   La saison reproductrice commence entre décembre et février, suite à l'hivernation. La femelle est ovipare : elle pond en moyenne 7 à 25 oeufs. L'incubation dure environ 50 jours à 28-30°C et 90% d'hygrométrie. Les jeunes acceptent en moyenne leur premier repas vers 10 jours, après la première mue.    N'hésitez pas à prendre conseil auprès de votre vétérinaire à propos de votre serpent ou bien si vous souhaitez en adoptez un.
Quiz: Les tortues
06/08/2021

Quiz: Les tortues

Les tortues de mer, les tortues de terre, elles ont chacun leur mode de vie. Répondez au quiz pour tester vos connaissances. Chargement…
Votre chien ou votre chat se gratte : pensez aux aoutats !
30/07/2021

Votre chien ou votre chat se gratte : pensez aux aoutats !

Avec l’été, les chiens et les chats sont susceptibles de rencontrer des parasites saisonniers, qui provoquent des démangeaisons violentes. Il faut alors rechercher un type de parasites différent des puces, et de taille beaucoup plus petite  : les aoutats.   Qu'est-ce qu’un aoutat ? Les aoutats, dont le nom scientifique est Thrombicula automnalis,  sont des acariens (de la même famille que les tiques), dont les larves apparaissent comme leur nom l’indique à la fin de l’été. On les appelle également aussi « vendangeurs » ou « vendange(r)ons » « rougets », thrombidium ou throbidion voire encore « lepte automnal ». En Provence, le terme impropre d’arabis est parfois rencontré. Cette larve de 0,2 mmde long est à peine visible à l’œil nu. Les trois stades (larve, nymphe et adulte) vivent dans les pelouses, les jardins potagers, les hautes herbes, etc. Seule la forme larvaire, pourvue de trois paires de pattes nous intéresse pour nos compagnons. Ces larves ont besoin de se nourrir de lymphe ou de sang prélevés sur un animal à sang chaud, et peuvent donc aussi s’attaquer à l’homme ! Lors de la piqure, l’aoutat injecte une substance lui permettant de « digérer » les tissus, et c’est cette injection qui va provoquer une démangeaison extrêmement intense pour votre animal. Autrefois relativement saisonnier, le phénomène des aoutats peut maintenant perdurer jusqu’à la fin de l’hiver, même en cas de gelées.   Comment repérer les aoutats ? Du fait de leur très petite taille, ils sont très difficiles à repérer sans un examen minutieux. On les trouve plus facilement aux endroits où la peau est fine : entre les doigts, sur les cuisses, autour de l’aire génitale, sous les aisselles, autour des mamelons et également dans le repli externe du bord de l’oreille appelé « oreillon ». De couleur orangé plus ou moins foncé, ils se réunissent parfois en chapelets. Le chien ou le chat est alors pris de démangeaisons et de léchages parfois frénétiques, démangeaisons pouvant conduire à des plaies de grattage importantes. Un léchage intense au niveau des espaces inter digités est un signe qui doit faire rechercher la présence de ce parasite.   Comment traiter les aoutats et limiter le prurit ? La plupart des antiparasitaires proposés chez votre vétérinaire ont une action contre les aoûtats. Toutefois, la localisation préférentielle des larves amène le plus souvent à préférer la forme spray. Chez les animaux pour qui les sprays sont d’utilisation délicate, on peut utiliser un gant en latex sur lequel on pulvérisera l’antiparasitaire afin d’appliquer le produit directement sur les parties concernées. L’utilisation d’un coton-tige imbibé du produit pourra dans certains cas faciliter l’accès à des zones difficiles d’accès. Il faudra veiller à ce que le produit antiparasitaire soit bien mis sur la peau et pas seulement sur le pelage. Pour éviter que votre animal se lèche juste après l’avoir traité, il est recommandé d’appliquer le traitement juste avant une promenade, un moment de jeu ou avant le repas. Ainsi, l’animal sera occupé à autre chose pendant que le produit agira. L’application du produit antiparasitaire devra être répétée très régulièrement durant toute la saison, variable selon les régions. Votre vétérinaire pourra vous conseiller la solution la plus adaptée pour votre chien ou chat. En cas de très fortes démangeaisons, votre vétérinaire pourra également vous proposer des solutions pour apaiser les lésions et la sensation de « cuisson » dont souffre votre animal. Le prurit peut en effet durer quelques jours après la disparition des larves. Il pourra parfois être nécessaire de mettre en place un traitement médical en cas de plaies importantes. Si votre animal reste dans un périmètre clos et circonscrit, il pourra s’avérer utile de traiter également l’environnement, en veillant à utiliser des produits phytosanitaires compatibles avec votre compagnon et l’environnement. Conclusion :   Les aoûtats sont des parasites qui ne sont pas dangereux. En revanche, leurs piqûres douloureuses entraînent des démangeaisons qui peuvent devenir problématiques. Une bonne prévention et une observation attentive de votre part, lors d’un retour de promenade, permettront de traiter le problème tout de suite.
La chlamydiose chez le chat
23/07/2021

La chlamydiose chez le chat

La chlamydiose du chat est une maladie relativement fréquente, due à une bactérie , et qui provoque des atteintes principalement oculaires et conjonctivales. Ainsi jusqu’à 30 % des affections conjonctivales pourraient être causés par cette maladie. Il s’agit d’une maladie particulièrement contagieuse, pour autant l’agent bactérien est très peu résistant dans l’environnement. C’est donc principalement une maladie de groupe, que votre chat peut contracter auprès de ses congénères. Bien que les chats de tous âges puissent être infectés, la maladie est le plus souvent observée chez les jeunes chatons (5 - 12 semaines) et peut être persistante ou récurrente.   Comment se manifeste la maladie ? La bactérie, Chlamydophila felis, cause principalement une conjonctivite, infection et inflammation de la conjonctive. Cette membrane très délicate tapisse l’intérieur de la paupière et  recouvre et protège l’œil lorsque celui-ci est fermé, ainsi que la partie blanche de l’œil lui-même, la sclère.   Il s’en suit  un larmoiement très important, accompagnant un gonflement de la paupière qui devient rouge suite à l’inflammation, le larmoiement devient ensuite de plus en plus épais . Cet écoulement peut commencer sur un seul œil avant de gagner les deux. Ces symptômes apparaissent en général environ cinq jours après la contamination, et il est possible que le chat soit aussi atteint de symptômes respiratoires modérés  : éternuements, écoulements par les narines, accompagnés d’une légère fièvre, ce qui peut entrainer une légère baisse d’appétit. Il s’en suit une fermeture parfois complète de l’œil (blépharospasme), un inconfort évident et de la douleur. En l’absence de traitement, ces symptômes peuvent persister plus de deux mois et le chat atteint peut alors disséminer l’agent infectieux auprès de ses congénères. Si la bactérie provoque essentiellement des symptômes oculaires,  on peut également la retrouver dans les poumons, dans la muqueuse digestive, et aussi dans l’appareil génital, ce qui conduit à penser que ce pourrait être la cause de certaines infertilités chez la chatte.   Mon chat risque-t-il d’attraper cette maladie ? Les bactéries Chlamydia sont très fragiles et ne peuvent pas survivre longtemps dans l'environnement. L'infection se produit donc généralement par contact direct et la maladie est plus communément observée chez des chats vivant en groupe, par exemple dans des chatteries, des élevages de chats, ou chez des propriétaires possédant plusieurs chats ayant accès à l’extérieur. Ainsi, si votre chat sort et est susceptible d’entrer en contact avec des congénères, il peut contracter la chlamydiose. Ce sont surtout les très jeunes chatons qui sont les plus exposés.   Comment se fait le diagnostic et quel est le traitement ? Afin de pouvoir recommander un traitement spécifique et efficace, votre vétérinaire doit pouvoir poser un diagnostic de certitude, et notamment pouvoir écarter d’autres maladies dont les symptômes sont identiques (herpès virose, traumatismes, allergies, etc.) Une méthode simple consiste à faire un prélèvement de liquide lacrymal en raclant les larmes à la surface de la conjonctive et à mettre en évidence au microscope les signes d’une infection bactérienne. Toutefois, c’est en envoyant le prélèvement dans un laboratoire vétérinaire compétent que le diagnostic de certitude pourra être fait, avec la mise en évidence indirecte de la bactérie, par des techniques de diagnostic moléculaire. Le traitement est à la fois local et général, basé essentiellement sur l’utilisation d’antibiotiques. Si votre chat nécessite ce traitement, suivez-le scrupuleusement autant dans la fréquence des instillations oculaires que dans l’administration des antibiotiques oraux, en particulier dans la durée qui peut être assez longue (jusqu’à un mois). La prise de comprimés est rendue nécessaire par la dissémination dans l’organisme de la bactérie, qui si elle n’est pas éradiquée, peut se transmettre à d’autres chats. Les collyres ont également pour rôle de soulager la douleur locale et d’améliorer le confort du chat malade. Si un de vos chats est infecté, il est indispensable de le séparer des autres. Parfois il faudra aussi traiter tous les chats de la maison. Heureusement le pronostic est bon, et les séquelles sont rares. Le risque de transmission à l’Homme est extrêmement faible.   Peut-on vacciner contre la chlamydiose ? Il existe en effet un vaccin. Toutefois ces vaccins ne préviennent pas toujours l'infection, mais sont certainement utiles dans la prévention de la maladie clinique sévère. Leurs utilisations peut être recommandées dans des situations à haut risque, mais ne sont pas incluses systématiquement dans le programme vaccinal des chats. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire pour déterminer avec lui l’opportunité d’effectuer cette vaccination. On peut également envisager de vacciner les chats malades pour limiter la sévérité des symptômes.   Si votre chat présente des écoulements oculaires, et s’il manifeste un inconfort présente une fièvre modérée, éventuellement accompagnée d’un discret écoulement nasal, d’un appétit soudainement difficile, il est peut-être atteint de chlamydiose. Bien que cette maladie soit peu grave, elle est extrêmement contagieuse chez les chats vivant en communauté. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter votre vétérinaire.
Le Calopsitte ou Cockatiel (Nymphicus hollandicus)
16/07/2021

Le Calopsitte ou Cockatiel (Nymphicus hollandicus)

Cette perruche est originaire d’Australie . C’est un compagnon idéal qui demande du temps et de l’attention de la part de son propriétaire. Comment différencier le mâle de la femelle ?   Chez les animaux de phase « sauvage », les femelles et les jeunes présentent des barres transversales en face ventrale de la queue, alors que la couleur des plumes des mâles est gris uniforme . On dit aussi que la teinte rouge des joues du mâle est plus intense, mais cette distinction est plus subjective. Il existe de nombreuses mutations du plumage ; chez les oiseaux phasés, le mâle et la femelle sont parfois identiques. Pour les différencier, on peut réaliser un sexage par ADN sur une plume ou du sang, ou un sexage par endoscopie (petite caméra introduite dans le ventre de l’oiseau), à l’occasion d’une procédure médicale.   Alimentation conseillée :   Il est déconseillé de nourrir les calopsittes uniquement avec des graines. De même les « gâteaux pour oiseaux », à base de gras et de sucre (miel…) sont à proscrire. Les graines créent des carences en vitamines A, D, E, K, en calcium, en acides aminés essentiels (lysine, méthionine). Cela les prédispose aux infections respiratoires, diminue leur système immunitaire, peut provoquer des impactions et des abcès de la glande située au-dessus de la queue (glande uropygienne), et donne un plumage terne. Les femelles carencées en calcium peuvent faire des rétentions d’œufs potentiellement mortelles. Rappelons que les femelles peuvent pondre même en l’absence de mâle (comme les poules !). Il est conseillé de proposer tous les jours des légumes et des fruits variés aux oiseaux (lanières de carottes, morceaux de pomme, raisins…) et de les renouveler fréquemment dans la cage. La base de l’alimentation devrait être constituée de granulés complets pour oiseaux (équivalent de « croquettes » qui ressemblent à du biscuit). Il est plus difficile d’introduire cette nourriture si l’oiseau a été habitué à manger des graines (plus grasses, donc plus attirantes).   Soins préventifs :   Il n’y a pas de vaccin annuel obligatoire à faire chez les calopsittes. Toutefois, il est important de vérifier à l’achat que votre oiseau n’est pas porteur d’une bactérie transmissible à l’homme (chlamydophilose). Cette bactérie se détecte grâce à une prise de sang, qui peut être effectuée chez votre vétérinaire en même temps qu’un sexage. Certains oiseaux sont porteurs de virus et/ou de parasites contagieux pour les congénères. Il est important de dépister ces pathogènes si vous introduisez un oiseau dans une colonie, et d’effectuer une quarantaine d’un mois. Si vous décidez de faire reproduire vos oiseaux, assurez-vous que leur état de santé le permet. Il est conseillé de consulter un vétérinaire avant de se lancer dans la reproduction.
Le tétanos chez le chien
09/07/2021

Le tétanos chez le chien

Le tétanos est une maladie rare chez le chien. Il est dû à une bactérie appelée  Clostridium tetani , et plus particulièrement à une toxine que produit cette bactérie. La présence de bactéries seules ne cause pas de signes cliniques et la maladie se développe lorsque la bactérie, en l’absence d’oxygène, produit des spores qui vont « germer ». C’est donc à la faveur de plaies profondes , qui créent des conditions anaérobies (sans oxygène), qui en créant un environnement propice à ce phénomène, que le tétanos peut apparaitre. Les humains, ainsi que les chevaux sont très sensibles à cette maladie, et les chiens le sont dans une bien moindre mesure. Pour autant, même si elle est rare, cette maladie est grave et nécessite d’être prise en charge rapidement.   Comment et où un chien peut-il se contaminer ? Comme chez l’homme, c’est donc à la faveur d’une plaie que la contamination est possible. Les plaies profondes, ou plus facilement encore les plaies perforantes, du fait d’une très petite effraction de la peau, favorisent le milieu anaérobie. La contamination se fait à partir d’objets souillés,  par exemple avec des débris de terre (on parle de bactérie tellurique), ou de matières fécales animales comme le fumier (la bactérie peut se trouver dans les intestins des animaux de ferme ou des chevaux). La bactérie est particulièrement résistante à la chaleur, à la sècheresse et même aux désinfectants classiques, grâce à une forme de résistance qu’est la spore. Une des sources les plus fréquentes de contamination est donc une exploitation agricole ou un lieu où vivent des chevaux.   Comment se manifeste la maladie ? La période d’incubation varie de quelques jours à trois semaines après qu’une plaie, parfois quasiment invisible soit survenue. Les signes cliniques, neuromusculaires, peuvent affecter une seule zone du corps, comme par exemple de la rigidité musculaire sur un membre et se caractériser par une démarche raide. Au-delà, par voie nerveuse, la toxine peut atteindre des centres nerveux plus importants et créer des symptômes plus généraux, voire gagner le système nerveux central. Les symptômes sont alors eux aussi généraux, et le plus souvent très caractéristiques. Parmi les premiers signes, le chien a du mal à cligner de l’œil, et sa troisième paupière apparait de façon continue, donnant un regard particulier. Ensuite apparait un spasme musculaire au niveau de la mâchoire, le « trismus », une difficulté à la déglutition et une salivation intense empêchant la prise d’aliment solide ou liquide. Les spasmes musculaires de la face provoquent un rictus particulier, et chez les chiens à poils courts et oreilles tombantes, on note de façon évidente des plis de peau frontaux, liés à ces  spasmes des muscles, avec des oreilles dont le port devient particulièrement caractéristique, en arrière. On parle parfois de risus sardonicus  (rire sardonique !), pour caractériser ce faciès. La paralysie atteint également le pharynx, le larynx et les voies respiratoires. Les muscles thoraciques comme le diaphragme atteint, la respiration devient difficile, ce qui peut entrainer la mort par asphyxie. À ce stade la locomotion est particulièrement difficile, les membres sont raides et droits, le cou est allongé, la tête vers le haut et le chien peut tomber. Le chien devient hyperréactif à tous les stimuli externes (bruits sourds, lumière vive, etc.) C’est donc une maladie extrêmement grave, et tout symptôme évocateur doit immédiatement motiver une consultation en urgence !   Un traitement est-il possible ? Le traitement du tétanos est possible, mais il est d’autant plus efficace que la prise en charge est précoce. Les risques sont élevés, le pronostic vital est engagé, et la rémission des symptômes peut prendre plusieurs semaines. Cette prise en charge consiste à lutter contre la bactérie, en premier lieu en découvrant la « porte d’entrée » et en curant la plaie, et en second lieu en administrant au chien des antibiotiques. Toutefois les antibiotiques éliminent la bactérie, mais la toxine persiste et ses effets également. C’est l’utilisation d’un sérum antitétanique qui permet de la neutraliser en partie. Ensuite la prise en charge vise à limiter les symptômes et leurs effets éventuels. La paralysie spastique peut être levée avec des  myorelaxants, et pour limiter l’hypersensibilité (aux bruits, à la lumière, au contact), on peut être amené à utiliser des sédatifs . Dans les cas les plus sérieux, un soutien cardiorespiratoire s’impose, et une alimentation assistée est nécessaire. Il s’agit donc d’un traitement relativement long et lourd.   Quel est le pronostic ? Le pronostic est variable en fonction de chiens et du degré d’atteinte. Dans les cas d’atteintes localisées, prises en charge de façon précoce, la récupération est souvent complète au bout d’un mois environ. Dans les cas plus sévères (lorsque la locomotion est impossible), seule la moitié des chiens survit, la récupération est très lente, peut prendre des mois, et les séquelles sont fréquentes.   Pourquoi ne pas vacciner mon chien contre le tétanos ? Un vaccin existe en effet chez les animaux, couramment pratiqué chez les chevaux par exemple. Pour autant il n’est que rarement proposé par les vétérinaires pour les chiens. Ceci est dû en partie à la grande rareté de la maladie chez nos chiens, et également au fait qu’il est plus volontiers utilisé en traitement précoce associé avec le sérum, lorsqu’une plaie profonde a été occasionnée dans un lieu potentiellement souillé. Le vaccin permet de fabriquer des anticorps contre la toxine. Il peut être recommandé de vacciner votre compagnon s’il vit dans un milieu souillé, ou dans des endroits où des cas ont été rencontrés bien évidemment. N’hésitez pas à questionner votre vétérinaire à ce sujet, il vous informera sur le protocole vaccinal adapté.   Quelles mesures préventives ? Au-delà de la vaccination, c’est surtout la surveillance et la désinfection des plaies profondes qui est importante, pour autant qu’elles soient visibles. Les plaies doivent être abondamment lavées pour évacuer les débris terreux ou les contaminants, et une désinfection locale minutieuse entreprise par exemple avec des ammoniums quaternaires ou des dérivés iodés par exemple, car tous les antiseptiques ne sont pas efficaces contre la bactérie. En cas de plaie perforante, il est nécessaire de débrider la plaie (l’ouvrir), ce qui doit vous conduire impérativement à consulter rapidement votre vétérinaire. Dans tous les cas, au moindre doute, n’hésitez pas à prendre contact avec la clinique. Bien que le tétanos soit une affection très rare chez le chien, toute plaie souillée doit faire l’objet d’une désinfection rigoureuse. En effet, la maladie demeure grave, la guérison longue et les séquelles peuvent être importantes. Si votre chien a l’habitude de vivre dans un milieu potentiellement souillé par des déjections d’animaux de ferme ou des chevaux, n’hésitez pas à en parler avec votre équipe soignante.    
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